Chants racistes, croix gammées, expéditions punitives… immersion dans les rangs de Génération Z Bourgogne/Franche-Comté

Mouvement de jeunesse du parti « Reconquête ! » lancé fin 2021 par Éric Zemmour et ses soutiens, « Génération Z » s’est également implanté en Bourgogne/Franche-Comté. Mais au-delà des discours et des meetings calibrés, nous avons découvert une arrière boutique bien moins présentable : connivence avec des néonazis notoires, poses avec le terroriste Maxime Brunerie, diffusion de chansons antisémites, réalisation de graffitis reprenant la croix gammée, menaces sur les réseaux sociaux, camps d’entraînement en plein air, opérations collages en armes et cagoules, attaques de réunions de gauche, militants condamnés ou poursuivis pour des atteintes sexuelles, des violences volontaires aggravées et des profanations de mosquées… un palmarès aussi terrible que fulgurent. Organe politique, ou prémices d’une milice ? À Dijon et Besançon, enquête sur le nouveau visage de l’extrême-droite.

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Un référent régional adepte de couplets antisémites.
Nous commençons notre enquête mi-février à Dijon, avec la rencontre de Christopher. Entre octobre 2021 et janvier 2022, il est passé par le syndicat étudiant conservateur « l’UNI » puis a été encarté à « Génération Z. » Débarquant en néophyte à la capitale des Ducs comme en politique, il veut alors surtout découvrir une communauté d’idées et de personnes. D’abord simple petite main en Bourgogne, il gravit progressivement les échelons. Jeune homme de confiance, il est même nommé dans l’encadrement en Normandie afin de structurer cette zone en pleine croissance. Réunion fondatrice de Villepinte, accès libre au siège de Paris, relations avec tout le gratin Hexagonal, il devient un véritable maillon de l’appareil. Mais c’est en repenti qu’il s’exprime, accablé par son expérience dans un environnement avec lequel il souhaite rompre. C’est pour « éviter que ces gens-là soient susceptibles de prendre les manettes du pays » qu’il consent à livrer son parcours, sa parole, mais aussi ses archives.

En premier lieu son texto « d’accueil » envoyé le 18 novembre 2021 à 21h55, avec la ligne personnelle du dirigeant Bourgogne/Franche-Comté Jürgens Tyll [*]. Il se compose d’un fichier MP3 intitulé « Maurice – Suprême MRAP », une chanson exigeant la libération de l’homme d’État Maurice Papon incarcéré d’octobre 1999 à septembre 2002. Dixit l’introduction, celui-ci est dépeint comme « un déporteur de Juifs pour sauver des Français. » Collaborateur vichyste et responsable de tueries visant les indépendantistes algériens, il fut effectivement poursuivi et condamné pour ses « crimes contre l’Humanité » durant l’Occupation. Le titre est d’ailleurs issu d’une piste de trois albums du groupe « Suprême MRAP », côtoyant d’autres œuvres réalisées entre 2000 et 2003 comme « Négrolokaust », « Bombe atomique sur l’Afrique », « Trop de Bougnoules », « Chasse au Pédés », « Sale Légume Handicapé », « Tuer du Manouche », « IndianAdolf », etc. Un partage sordide, que l’expéditeur n’a jusqu’alors jamais voulu expliquer.
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Pochette de l'album du groupe « Suprême MRAP. »

La pochette de l’album « total génocide » produit par le groupe « Suprême MRAP » en 2000, d’où est issu le titre « Libérez Maurice Papon. » Le visuel est une photographie d’archive, réalisée le 24 octobre 1940 lors de « l’entrevue de Montoire » entre Adolf Hitler et Philippe Pétain.

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À Dijon, un attrait certain pour les croix gammées.
Ce type d’apport « musical » ne constitue pas l’unique annonce stupéfiante, notre source relatant un second incident particulièrement lourd qui l’aurait convaincu de prendre ses distances. Il raconte longuement, encore secoué : « Dans la nuit du 14 au 15 février [2022], nous étions quatre à sticker dans le secteur de Fontaine-d’Ouche vers 22h30. Tous sont à GZ, dont le président de l’UNI qui était là. Un peu plus tard nous sommes passés au CROUS [le restaurant Montmuzard], mes compagnons inscrivant des Z à la peinture noire… puis une svastika. Ils m’ont dit qu’ils voulaient aller aux Grésilles pour faire pareil, mais j’ai refusé de venir. Un peu plus tard, j’ai appris par la presse [*] que croix gammées et Z y avaient été largement inscrits. J’étais choqué. À partir de ce moment-là, c’en était terminé avec eux. » Une incrimination considérable, qui pourrait l’expédier devant un tribunal pour « complicité. » Christopher en aurait conscience, mais avance prendre le risque pour que « la vérité soit enfin dite. »

Ces références au régime d’Adolf Hitler sont-elles isolées ? Si les bourguignons sont principalement issus de « l’UNI », du « Rassemblement National » et des « Républicains », le soutien de groupuscules plus sulfureux est palpable. En recherchant au sein du commandement local, un proche de Jürgens Tyll laisse songeur. Iannis Moriaud avait repris la régence des monarchistes de « l’Action Française » le 26 janvier 2019, en étant déjà connu pour ses apparitions… affublé d’un couvre-chef de la Waffen-SS [*], ou comme le 5 mars 2022 accolant Maxime Brunerie à son domicile sur fond de bibelots aux couleurs du IIIe Reich [*]. Une célébrité du milieu, qui avait tenté d’assassiner Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Un curriculum vitae qui n’a pas empêché Moriaud de rejoindre « Reconquête ! » : on l’aperçoit à des meetings aux cotés de l’ultranationaliste Thomas Joly [*], serrant des mains à Saulieu le 12 février 2022 [*], ou dans l’intimité du responsable de Côte-d’Or Antoine Camus durant une interview le 17 mars 2022 [*].

Un entourage déconcertant, miroir de sa nouvelle affiliation au « Parti de la France. » Scission du « Front National » en 2009, cette frange est pleinement enrôlée auprès d’Éric Zemmour [*]. Iannis Moriaud y a retrouvé Benjamin Lematte, ex-RN membre du bureau national et référent Bourgogne du PDF. Au passif de cet allié tutélaire en Saône-et-Loire, une déclaration négationniste et un crochet par le « Bloc identitaire » en 2013 [*], une manifestation « anti-migrants » interdite en 2015 [*], un rassemblement avec le pétainiste Alexandre Gabriac en 2017 [*], ou le passage à tabac de féministes en 2021 [*]. Mais prolixe sur ses marques fétiches, il exhibe aussi le logo de l’enseigne nationaliste russe « Svatsone » en toutes circonstances militantes [*]. Côté Haute-Saône, le conseiller municipal PDF de Romchamps Christophe Devillers est un soutien de la première heure [*]. Il fut épinglé pour ses liens avec des skinheads néonazis [*], comme David Beaune condamné en 1995 pour un meurtre raciste [*]. Après avoir essayé de conduire les manifestations anti-pass sanitaire à Belfort, il se retrouve isolé depuis la défection de ses colistiers [*]..
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Maxime Brunerie et Iannis Moriaud Rémi K. de « Génération Z Côte-d'Or » le 5 mars 2022.

Publication du compte « Instagram » de Maxime Brunerie, à son domicile, accolé à Iannis Moriaud, sur fond de bibelot néonazis, le 5 mars 2022 – capture d’écran.

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Quelques passifs lourds en Franche-Comté.
Espérant édifier une vitrine respectable, Sébastien Archambault a été désigné référent du Doubs. Dix-neuf ans, étudiant à l’UFR SJEPG, ancien candidat du « Rassemblement National », il n’est toutefois pas exempt de reproches… Amitiés « Facebook » avec Iannis Moriaud et Renaud Camus, volonté de « ré-immigrer » le footballeur Lilian Thuram [*], reprise du « qui ? » tiré des sphères antisémites [*]... Et aux rares noms et visages décelables parmi ses recrues, les archives ne manquent pas. Théo Giacone est arrivé le 19 février dernier, après le lancement d’une procédure d’exclusion du RN. Il lui était imputé ses proximités avec le milieu néonazi, en particulier le groupuscule « Vandal Besak » [*]. D’autres, à l’instar de Matteo B., repéré en tractage le 12 mars [*] ou au Trocadero le 27 mars [*], ont été mobilisés contre le pass-sanitaire. Visible dans les cortèges avec un drapeau royaliste de la maison de Bourbon [*], il fut aussi en première ligne aux éditions des 17 juillet [*] et 28 août 2021 [*] lorsque policiers et vigiles ont été dérouillés.

Sporadiques mais vitaux, les apports ruraux ne sont pas en reste. En Haute-Saône, Brice Malagoli avait été remarqué pour ses allers et retours entre le RN et feu « Génération identitaire » [*]. Cadre du parti dès avril 2019, il avait participé à l’opération « White Lives Matter » contre le « racisme anti-blanc » le 13 juin 2020 à Paris [*]. Lors d’une entrevue le 27 février 2022 à Vesoul, il sera placé sous les projecteurs entre les patrons Tyll et Archambault [*]. Un passage de lepéniste à zemmourien qu’aurait également opéré Quentin le Derout, selon une élue de son ancien parti. Originaire de Pontarlier, il a déjà été condamné pour port d’arme et violences conjugales… et doit encore affronter un procès le 25 avril prochain, après avoir avoué la profanation de quatre mosquées [*]. Le jurassien Jean-Baptiste Batifoulier est aussi sensible aux travers judiciaires, l’ex-RN promulguant ses nouvelles couleurs sur « Twitter » [*] ayant été reconnu coupable d’atteintes physiques, morales et sexuelles par le tribunal pour enfants de Lons-le-Saunier.

Et depuis sa formalisation effective, les adhérents de « Génération Z » Besançon n’ont pas assagi leur stratégie. Bien au contraire, puisqu’ils s’adonnent aux brutalités les plus crues. Ainsi les 1er et 9 mars 2022, Théo Giacone, mais aussi Romain J., Rémi K., Matteo B., Maxence L., entre autres, ont participé à des expéditions punitives visant de prétendus « antifascistes » [*]. C’est le cas d’un journaliste de Kawa TV vertement menacé sans plus de dégâts, puis d’un spectateur du meeting de Philippe Poutou qui a quant à lui essuyé de multiples coups. Les documents et attestations sont accablants quant au déroulement des faits et à l’identité des auteurs présumés, leur signature consistant d’ailleurs en l’application de visuels à leur passage : « Cocarde étudiante », « Zemmour Président » et « Vandal Besak. » Si la plupart ont terminé au poste, seul Alexandre Meuret, néonazi notoire et chaperon du reste de la bande, a été renvoyé en correctionnelle. Une audience prévue le 22 août prochain, pour « violences aggravées par l’ivresse. »
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Théo Giacone en soirée, executant un salut fasciste.

Publication du compte « Facebook » de Théo Giacone, grimé, exécutant un salut fasciste, en marge d’une soirée alcoolisée, le 30 juillet 2019 – capture d’écran.

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Du mouvement politique aux prémices d’une milice.
Avec l’apparition de la « Cocarde » à la rentrée 2021 puis de « Génération Z » en janvier 2022, un climat délétère se serait aussi installé à l’Université de Besançon. Plusieurs syndicats dénoncent les agissements de ce consortium ultranationaliste, qui d’après eux multiplie les exactions et comportements nuisibles [*]. Une alerte à nouveau soulignée  avec des partis politiques ce lundi 28 mars, par le constat d’une aggravation jugée inquiétante de la situation [*]. Une étudiante indique ainsi avoir croisé une équipe mobile au niveau de la faculté de Lettres, dans la nuit du 15 au 16 mars 2022 : « Il était 02h00 du matin passé, cinq ou six militants ont débarqué pour placarder des supports Zemmour président. Gouttières, portes, murs, tout était recouvert à leur passage. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est que la plupart dissimulaient leurs visages, certains avaient des vêtements militaires, d’autres détenaient des armes blanches à peine cachées. Ils étaient sur leur garde, prêts à réagir à la moindre contrariété. »

Dès le lendemain comme à son habitude, la page « Instagram » de « Génération Z Doubs » rend compte de ces exploits nocturnes, confirmant que « [ses] militants ont collé et stické au centre-ville. » Habillement en treillis, usage de cache-cous, apparition d’une gazeuse à main, tout correspond assidûment. Dans ce dernier cas, on relève ainsi le port d’un modèle de format 50ml, dont la partie supérieure dépasse grossièrement du pantalon de Rémi K., alors qu’il se met en scène dans l’enceinte du site Mégevand. Avec, à l’arrière, des autocollants massivement apposés sur du mobilier [*]. Un dernier écart donc, par cette propagande sauvage constituant une « dégradation d’un bien appartenant à autrui » comme vient de le rappeler une mise en demeure de la Mairie [*]. Laquelle nous indique se réserver la possibilité de déposer plainte dans ce dossier, « devant l’ampleur des dommages causés. » Un dérapage déjà éprouvé [*] qui ne se limite pas au papier glacé, de nombreux « Z » étant régulièrement enduits à la peinture à Granvelle, Rivotte, ou Battant.

La paternité du procédé ne fait guère de doutes : Karl B., activiste également sensible aux menaces virtuelles [*], s’étant confessé en ce sens dans un enregistrement vidéo le 16 mars puis par messages privés le 26 mars 2022… admettant par exemple avoir « tagué des Z en rouge », sur les parois du tunnel piéton de l’avenue Charles Siffert [*]. Les services techniques et juridiques de l’UFC sont saisis du dossier les concernant, alors que le doyen de l’UFR SLHS Pascal Ducournau exprime sa « profonde préoccupation » et envisage « de saisir les Autorités compétentes. » Une anxiété relayée par le personnel, à l’image d’un enseignant exaspéré. « Ces individus ne représentent qu’une infime minorité des effectifs, mais ils entendent instaurer leur hégémonie par la force et la terreur. Selon moi, ils n’ont plus du tout leur place ici ! » Pour les mis en cause, les conséquences pourraient être significativestant concernant leurs études s’ils venaient à être traduits devant un conseil de discipline, que sur le plan civil et pénal en cas de poursuites.
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Rémi K. de « Génération Z Doubs » le 16 mars 2022.

Publication du compte « Instagram » de « Génération Z Doubs » le 16 mars 2022. Rémi K. prend la pose, au sein de l’université, cagoulé, gazeuse sur lui, derrière des collages sauvages – capture d’écran.

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Un camps d’entraînement paramilitaire en plein air.
Mais « Génération Z », c’est aussi la mise en place d’entraînements martiaux à la campagne. En effet la petite troupe s’adonne depuis peu à l’effort et à la discipline sportive, comme le relate Théo Giacone le 19 mars sur son fil « Instagram » [*]. Posant avec la plupart de ses camarades lors d’une séance de boxe en plein air, il stipule « les former au combat » à la suite d’une question posée sur ses premiers pas dans l’organisation. Une activité confirmée par un couple, qui a assisté à une de ces sessions. « Nous nous promenions dans les bois, qui jouxtent les batteries des Epesses et des Rattes [à Montfaucon]. Nous avons aperçu des individus, environ une dizaine, certains avec un look tatouages et crânes rasés, faire de la course, du franchissement d’obstacles, puis de la castagne, comme ça au milieu des ruines. » Nous avons soumis le cliché glané à nos témoins, qui ont immédiatement reconnu le site et les protagonistes. Contacté, le maire de Montfaucon, Pierre Contoz, indique laconiquement en avoir référé à la gendarmerie.

Simple entretien du corps et de l’esprit, ou desseins plus ombrageux ? Via un canal « Telegram » dédié à la Bourgogne, une discussion datée du 18 mars attire notre attention… les inscrits y débattent d’un nouvel objectif en vue, celui de « se réunir dans un endroit calme et isolé pour s’entraîner au combat de rue » [*]. Un libellé explicite, qui pourrait donc aussi animer l’antenne comtoise. Outre les démonstrations de début mars, harcèlement, intimidations et menaces s’enchaînent désormais au quotidien, à l’encontre d’opposants réels ou supposés. Comme le 26 mars 2022, lorsque Romain J., pilier de la mouvance à Besançon, adresse des commentaires au compte « Instagram » de « Collages féministes Besançon. » Alors qu’une internaute rétorque que son post provoquant « # je suis fasciste » lui est ridicule, il lui propose de régler ses comptes en « un contre un MMA sans règles – lundi 20h00 place de la Révolution » [*]. Une menace à peine déguisée en trois phrases à peine, contre une jeune femme qui a eu le tort d’oser la contradiction.

Une attitude qui s’exprime également dans le décor des bars, le « pub de l’Étoile » étant pointé du doigt pour sa tolérance en la matière. Nous avions révélé le 10 janvier dernier que l’établissement avait été promu en « quartier général » par Théo Giacone [*], une appropriation qui perdure donc. Préalablement à leurs assauts des 1er et 9 mars, néonazis et zemmouriens y avaient été signalés, Alexandre Meuret, Théo Giacone et Maxence L. en tête. Une alcoolisation d’ailleurs retenue dans la caractérisation des violences qui ont suivies, s’agissant d’une circonstance aggravante. Le 5 mars on retrouve Giacone dans ses sempiternelles prises douteuses [*], alors que le 19 mars à 23h00 un tiers rapporte « l’installation de cette faune » avec le même casting : « Ces clients atypiques ont balancé des chants militaires, plébiscité l’armée allemande et mis des stickers sur la façade du bâtiment. Ils s’en sont pris ensuite aux premiers venus, pour les prévenir que personne n’avait intérêt à toucher leur emblème. » Ambiance.
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Théo Giacone de « Génération Z Doubs » le 19 mars 2022.

Publication du compte « Instagram » de Théo Giacone le 20 mars 2022. Avec ses comparses, il se met en scène dans un bois transformé en camps d’entraînement – capture d’écran.

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Autorités et officiels se murent dans le silence.
Le Procureur de la République, Étienne Manteaux, le Préfet du Doubs, Jean-François Colombet, ainsi que le Directeur Départemental de la Sécurité Publique, Yves Cellier, ont tous été invités à commenter nos investigations. En vain. Les missions de ces pontes consistent normalement à « rechercher et poursuivre les infractions », « assurer la protection des personnes et des biens » et « veiller à la tranquillité et au maintien de l’ordre public. » Souvent décriées quant au laxisme voir à la complaisance entretenue avec l’extrême-droite, ces institutions manifesteraient un « désintérêt coupable » mais « peu surprenant » selon les victimes et chroniqueurs que nous avons approché pour notre article. Les affaires de violences graves classées sans suite ou poursuivies à minima à Besançon plaident en ce sens : débits de boissons en 2019-2020 [*], marches contre le pass-sanitaire en 2021 [*], ou évènement du NPA en 2022 [*]. Autant de méfaits qui n’auraient pas reçus l’attention, la rigueur et la diligence qui s’imposaient.

Aussi les déplacements du prétendant à l’Élysée et de son staff se sont enchaînés en Bourgogne, mais Besançon aurait été « esquivée » pour les mêmes raisons que Toulouse [*]. Si bien que le territoire n’aura pas été réellement foulé par les adeptes du polémiste, à l’exception d’une tribune de Marion Maréchal et Nicolas Bay hier en périphérie du Pays de Montbéliard ainsi que d’une traversée éclaire du candidat au congrès FNSEA ce jour à Planoise. Une raison de plus pour pratiquer la doctrine de « la terre brûlée » dans cette ville ancrée à gauche ? La palette des dirigeants de « Génération Z » ne sera pas très loquace : ni le président national Stanislas Rigault, ni le responsable régional Jürgens Tyll, ni aucun des deux référents départementaux Antoine Camus en Côte-d’Or et Sébastien Archambault pour le Doubs, ne se pencheront sur nos requêtes appuyées. Mais, étrangement, suite à notre intervention, la plupart des photographies et des discussions invoquées ont disparu de la circulation… sans succès.

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